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Merci au Spiridon Bressuirais pour leur accueil lors de notre Assemblée Générale

SUR LE DOPAGE

Sujet tabou par excellence, la question du dopage est rarement abordée dans le monde de la course sur route et plus précisément dans celui des non-licenciés qui constituent les 80% des pelotons. L'élite, elle, est soumise au même fléau que dans les autres sports et les institutions fédérales essaient d'endiguer et de réprimer ces pratiques qu'elles ont elles même indûment déclenchées en favorisant les primes, les challenges, les classements en tous genres.
Mais si ces comportements peuvent se justifier, sans pour cela les accepter, pour le haut niveau, il n'en est pas de même pour le "jogger moyen" qui se charge pour des motifs difficilement compréhensibles.
Et pourtant, ces dérives existent. Les cas décelés officiellement l'attestent mais les sanctions légales ne peuvent s'appliquer efficacement. Qui peut empêcher un coureur lambda sanctionné d'aller participer à une épreuve dans un département voisin et comment un organisateur peut-il refuser un dossard, ignorant la liste des "punis" ?
Mais où commence le dopage ? Hormis la liste des produits interdits, la prise de médicaments dits de "confort" n'est-elle pas l'amorce du dopage ? Et les entraînements forcenés auxquels se livrent des coureurs anonymes avec l'aide d'aliments énergétiques dont la composition reste douteuse, ne constituent-ils pas une forme de dopage ?
Si le dépassement de soi n'est pas discutable, les moyens pour y parvenir le sont quelquefois.
Dans la majorité des cas, ce n'est pas le gain de places qui motive la charge, mais l'amélioration du temps par rapport à l'année précédente ou au dernier chrono qui justifie ces pratiques. C'est comme une sorte d'autodestruction que s'inflige le coureur. Mais plus sournoise est la prise de médicaments autorisés qui masquent la fatigue ou donnent un petit coup de fouet. Inoffensifs dans la vie courante, nul ne sait leurs effets secondaires lors d'un effort physique intense.
Le sport et la course à pied ont pour fonction le maintien d'une bonne santé, pas de la compromettre. Il existe des moyens moins fatigants et plus agréables pour se la ruiner.
"MEN SANA IN CORPORE SANO" devrait figurer dans tous les bulletins d'inscription à la place de la dérisoire obligation du certificat médical à l'efficacité discutable.
Hubert PASTORELLY



- Cour Administrative d'Appel de Marseille
- TA Nancy ANCPHS / CDCHS 13
- TA Grenoble