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♫ ♫ COURONS ENFANTS DE LA PATRIE ! ♫ ♫
En écartant d'emblée le côté politique, l'objectif de communication, le sens promotionnel qui ont entouré les foulées du nouveau président de la république, il est peut-être intéressant de se pencher sur la symbolique que représente ces images dans la "petite" histoire de la course sur route.
Les rapports des précédents chefs d'Etat avec le sport se sont toujours limités à leur présence dans les tribunes des stades lors de grands évènements et à la réception des médaillés à l'Elysée après les J.O. La seule exception fut le célèbre dessin de Jacques Faizant en 1960 montrant le général De Gaulle en survêtement avec un sac de sport partant pour Rome sauver l'honneur du pays qui à quelques jours de la fin des J.O. n'avait toujours pas décroché la moindre médaille ! Faizant lui faisait dire dans la légende :"Dans ce pays, si je ne fais pas tout moi-même!"
Aux USA cette pratique "courante" valut au président Carter quelques ennuis cardiaques qui l'obligèrent à cesser toute activité sportive !
Venant du plus haut responsable de l'Etat, ce "jogging présidentiel" consacre en fait l'image du coureur sur route dans le paysage urbain et rural.
En aurait-il été de même il y a quarante ans ? Nul doute que ces foulées se seraient déroulées dans un stade discret de la région parisienne. Il aurait été incongru de voir le chef de l'Etat arpenter les allées du bois de Boulogne!
On ne peut donc que se féliciter du choix de cette discipline, mais aussi constater le silence de la FFA qui n'a pas su profiter de cet agent de publicité pour promouvoir la course sur route. Mais est-ce étonnant ?
Il est certain que si le président s'était montré aux médias en pratiquant le basket ou le volley, les responsables de ces fédérations se seraient empressés, avec un tel exemple, de démontrer les bienfaits de leur discipline.
Au delà du cas personnel, la course à pied et son prolongement, la course sur route ouverte à tous, s'installe définitivement et les traditionalistes fédéraux qui ironisaient et dénigraient cette pratique à ses débuts peuvent mesurer la valeur microscopique de leur jugement.
Est-ce pour cela que la France est devenue une nation sportive ?
Rien n'est moins sûr. La nomination du nouveau Secrétaire d'Etat aux sports s'inscrit dans la continuité de ses prédécesseurs. Un sportif dit de "haut niveau?" est-il le plus compétent pour entreprendre les réformes que le sport français a besoin ? A-t-il du sport la conception, le même regard qu'il convient d'avoir pour élever la conscience sportive de chaque citoyen ? On peut en douter. Pour eux, la réussite de leur passage au ministère se mesure aux nombres de médailles décrochées aux Jeux.
Mais on sait que la valeur et la santé sportive d'un pays ne dépendent pas de cela.
Les rapports des précédents chefs d'Etat avec le sport se sont toujours limités à leur présence dans les tribunes des stades lors de grands évènements et à la réception des médaillés à l'Elysée après les J.O. La seule exception fut le célèbre dessin de Jacques Faizant en 1960 montrant le général De Gaulle en survêtement avec un sac de sport partant pour Rome sauver l'honneur du pays qui à quelques jours de la fin des J.O. n'avait toujours pas décroché la moindre médaille ! Faizant lui faisait dire dans la légende :"Dans ce pays, si je ne fais pas tout moi-même!"
Aux USA cette pratique "courante" valut au président Carter quelques ennuis cardiaques qui l'obligèrent à cesser toute activité sportive !
Venant du plus haut responsable de l'Etat, ce "jogging présidentiel" consacre en fait l'image du coureur sur route dans le paysage urbain et rural.
En aurait-il été de même il y a quarante ans ? Nul doute que ces foulées se seraient déroulées dans un stade discret de la région parisienne. Il aurait été incongru de voir le chef de l'Etat arpenter les allées du bois de Boulogne!
On ne peut donc que se féliciter du choix de cette discipline, mais aussi constater le silence de la FFA qui n'a pas su profiter de cet agent de publicité pour promouvoir la course sur route. Mais est-ce étonnant ?
Il est certain que si le président s'était montré aux médias en pratiquant le basket ou le volley, les responsables de ces fédérations se seraient empressés, avec un tel exemple, de démontrer les bienfaits de leur discipline.
Au delà du cas personnel, la course à pied et son prolongement, la course sur route ouverte à tous, s'installe définitivement et les traditionalistes fédéraux qui ironisaient et dénigraient cette pratique à ses débuts peuvent mesurer la valeur microscopique de leur jugement.
Est-ce pour cela que la France est devenue une nation sportive ?
Rien n'est moins sûr. La nomination du nouveau Secrétaire d'Etat aux sports s'inscrit dans la continuité de ses prédécesseurs. Un sportif dit de "haut niveau?" est-il le plus compétent pour entreprendre les réformes que le sport français a besoin ? A-t-il du sport la conception, le même regard qu'il convient d'avoir pour élever la conscience sportive de chaque citoyen ? On peut en douter. Pour eux, la réussite de leur passage au ministère se mesure aux nombres de médailles décrochées aux Jeux.
Mais on sait que la valeur et la santé sportive d'un pays ne dépendent pas de cela.
Hubert PASTORELLY